Pourquoi les RP deviennent un métier d’architecture de la crédibilité
Le 27 janvier dernier, Onclusive a réuni, en partenariat avec le SCRP, professionnels des relations RP, communicants et experts du secteur autour d’un constat partagé : le pitching tel qu’on l’a longtemps pratiqué ne fonctionne plus.
Rareté des journalistes spécialisés, saturation des sollicitations, exigences éditoriales renforcées, montée en puissance de la data et de l’intelligence artificielle… Les relations médias entrent dans une phase décisive de transformation.
Pour nourrir les échanges, Onclusive a convié des professionnelles des relations presse issues d’agences et du conseil — Charlotte Rabilloud (ANGIE), Véronique Pernin (VP STRAT) et Marie-Laure Laville (MLD Consulting) — afin de croiser les enseignements de l’étude Horizons 2026 avec les réalités du terrain.
Si vous n’avez pas pu assister à cette rencontre, voici une synthèse des enseignements clés, nourrie à la fois par les échanges du débat et par les données issues de l’étude Horizons 2026 d’Onclusive.
Fin du pitching de masse, début de la précision stratégique
Premier enseignement, largement partagé par les participants : le pitching de masse appartient au passé.
Dans un contexte de rédactions sous-dotées et de journalistes ultra-sollicités, la valeur d’une information repose désormais sur quatre piliers :
- la qualité de l’angle,
- la contextualisation par rapport à l’actualité,
- la fiabilité des données et des sources,
- la compréhension fine des attentes éditoriales.
Les journalistes n’attendent pas plus d’informations, mais des contenus réellement exploitables, pensés pour leurs contraintes de temps, de formats et de lignes éditoriales.
Conséquence directe pour les équipes RP : moins de sollicitations, mais des prises de contact mieux préparées, mieux ciblées et mieux argumentées.
Horizons 2026 : des relations médias durablement sous tension
Ces constats font écho aux résultats de l’étude Horizons 2026, menée par Onclusive auprès de plus de 300 professionnels des RP et de la communication, complétée par les contributions de 50 experts du secteur.
Parmi les enseignements les plus marquants :
- 1 professionnel sur 2 en agence anticipe une baisse continue du nombre de journalistes spécialisés,
- près de 40 % des annonceurs identifient cette raréfaction comme un frein majeur à la visibilité médiatique,
- la dégradation du rapport signal / bruit est citée comme un enjeu critique, dans un contexte de multiplication de pitchs peu ciblés — parfois générés par IA.
Dans ce paysage plus contraint, un tiers des communicants considère que le renforcement des relations avec journalistes et influenceurs constitue une priorité stratégique majeure pour 2026.
La crédibilité plutôt que la visibilité
Un point a fait consensus lors des échanges : les RP ne sont pas un espace publicitaire.
La crédibilité médiatique se construit dans la durée, à travers :
- la transparence des messages,
- la valeur éditoriale réelle des contenus,
- la qualité et la traçabilité des sources,
- la capacité à apporter des preuves, des chiffres, des mises en perspective.
Dans ce nouveau cadre, la visibilité n’est plus un objectif en soi.
Elle devient la conséquence d’un travail de fond sur la légitimité des prises de parole.
Ce changement de paradigme implique aussi un rôle renforcé des agences et des équipes RP : prioriser, freiner la surproduction de contenus, conseiller les clients sur le bon moment (ou le non-moment) pour prendre la parole.
IA et data : des leviers puissants, à manier avec discernement
L’intelligence artificielle s’impose aujourd’hui comme un outil d’optimisation incontournable :
- veille plus rapide,
- analyse de volumes massifs de contenus,
- aide à la structuration des messages.
Mais les échanges ont également mis en lumière la nécessité d’une vigilance accrue.
L’automatisation excessive, les contenus non vérifiés ou décontextualisés, et la génération de faux signaux peuvent nuire durablement à la crédibilité des marques.
Les journalistes, confrontés à une industrialisation des sollicitations, expriment des attentes claires :
- une personnalisation réelle,
- des angles éditoriaux différenciants,
- des contenus vérifiés, sourcés et contextualisés.
L’IA permet d’aller plus vite, mais elle ne remplace ni l’expertise humaine, ni le discernement stratégique.
Outiller les RP face à ces nouvelles exigences
Face à ces mutations, le rôle des outils et des partenaires technologiques évolue lui aussi.
Chez Onclusive, l’ambition est d’accompagner les professionnels des RP à toutes les étapes de leur stratégie :
- suivi de la réputation et de la couverture médiatique,
- détection des signaux faibles,
- anticipation des crises,
- pilotage des campagnes,
- mesure de l’impact réel des prises de parole.
La plateforme PR Manager s’inscrit pleinement dans cette logique, avec des évolutions conçues pour répondre aux enjeux concrets du terrain :
- meilleure compréhension des sujets récemment traités par les journalistes,
- accès direct à leurs publications depuis leurs profils,
- optimisation du timing et des angles de prise de contact,
- objectif constant de pertinence et de qualité des relations.
L’enjeu n’est plus de contacter plus, mais de contacter mieux, dans une logique de relations médias durables.
Conclusion : les RP comme architectes de la crédibilité
Dans un écosystème médiatique sous pression, la valeur se crée désormais par la précision, la confiance, la donnée et une compréhension fine des attentes journalistiques.
Moins de bruit. Plus de sens.Et une responsabilité accrue pour les communicants dans la construction d’une information fiable, utile et crédible.